Libr-critique

18 décembre 2006

[Chronique] Nouvel âge, de Patrick Bouvet

Filed under: chroniques,UNE — Étiquettes : , , , , , — Fabrice Thumerel @ 8:24

Patrick Bouvet, Nouvel âge, revue en ligne inventaire-invention, 12 décembre, 24 p.

Génération beat

La revue en ligne inventaire-invention, front avancé du pôle (multimédia) de création littéraire dirigé par Patrick Cahuzac, nous invite à découvrir la dernière « installation » de Patrick Bouvet, Nouvel âge (12 décembre, 24 p.), qui fait suite à quatre publications par ce site éditorial dont la spécificité est de faire paraître des textes de la revue sous la forme de petits volumes au prix modique (cinq euros, en l’occurrence ici) : Client à l’envers (2000), Expérience (2001), Client zéro (2002) et Flashes (2005).

Entré en littérature deux ans avant sa collaboration avec Inventaire/Invention (In situ et Shot, L’Olivier, 1999 et 2000), ce musicien né en 1962, qui importe dans l’écriture sa technique du prélèvement (sampling), s’inscrit de fait en droite ligne des poètes surfaciaux qui se sont imposés dans le champ en cette dernière décennie du XXe siècle par leur réinvestigation du cut-up que la beat generation (Gysin, Burroughs…) a expérimenté au tout début des années soixante et leurs apports théoriques et pratiques relatifs au montage et à l’échantillonnage (sampling). Dans leur sillage, celui qui, pour se situer dans un entre-deux, ne se considère pas comme poète, n’hésite pas à sortir du style, à refuser les « belles phrases » pour être attentif à la langue pauvre, « redonner une valeur aux mots jetables », pour se mettre à l’écoute des langages imposés et les déconstruire au moyen de coupes qui font entendre autre chose. Par delà l’apparente simplicité, l’originalité créatrice de cet écrivain qui accorde une grande importance aux lectures publiques réside dans le fait de « construire un livre comme une installation » : afin de donner à voir, si ce n’est à entendre, la scansion des discours participant de la saturation médiatique, il combine typographie poétique, art narratif et sociographie.

Agencements discursifs neutralisants (ADN)

Ses textes constituent ainsi des agencements discursifs neutralisants (ADN) : sur fond de page vide défile un flux de paroles jetables qui permet de neutraliser tout effet de style, autrement dit de privilégier un style « neutre »; et dans le même temps, la charge idéologique de ce langage ambiant est neutralisée par un court-circuitage déréalisant mais décapant. Ce sont des montages critiques qui traversent les univers sociaux, les transpercent en s’attaquant à leurs sociolectes.

Arrêtons-nous un moment sur les récents Flashes (2005, 29 p.). Il s’agit d’un kaléidoscope juxtaposant épiphanies sociologiques, épopée mythocritique dont le titre est un mot-valise détonant (« americalibre ») et courts portraits satiriques pour stigmatiser le monde made in USA et la mondialisation de l’american way of live, à savoir un melting pot de techno-capitalisme, de religiosité, de violence et de discours sécuritaire…Le plus intéressant est qu’il n’y a rien là de mécanique ni d’abstrait. En témoignent ces deux portraits-révélateurs :

« Michel
48 ans

rejeté par le techno-capitalisme

s’éclate
dans les soirées karaoké ».

« Serge
29 ans

oppressé par
la paranoïa ambiante

accumule
les produits culturels
dans son salon ».

17 décembre 2006

[NEWS] Surpris par la nuit et la poésie

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , , , , , — rédaction @ 10:40

L’émission du lundi 18 septembre de Surpris par la nuit, Contre-sens, produite et présentée par Alain Veinstein, sera consacrée à la poésie contemporaine, et on verras se succéder : Michèle Cohen-Halimi pour Seul le renversement [ed. L’Attente], Virgile Novarina pour L’aile a dit une chose. C’ets vachement important [ed. Ragage], Gilles Collard pour la revue Pylône et Patrick Reumaux pour Le jardin d’Eros et autres poèmes d’Oscar Wilde [ed. Elisabteh Brunet].
C’est avec plaisir que nous suivrons cette émission qui sera diffusée à 22h15.

16 décembre 2006

[Livre] En tous lieux nulle part ici [une anthologie], Henri Deluy

En tous lieux nulle part ici [une anthologie], de Henri Deluy, éditions Le bleu du ciel, collection biennale internationake des Poètes en Val-de-Marne, 270 p. ISBN: 2-915232-32-6. 22 €.

biennale148.jpg4ème de couverture :
La huitième Biennale des poètes en Val-de-Marne s’est déroulée du 16 au 27 novembre dans de nombreuses villes de ce département de la région parisienne, mais aussi à Paris, à Marseille, à Nantes, à Strasbourg, à Bagnolet (en Seine-Saint Denis).
Nous présentons, dans cette anthologie, des poèmes pour la plupart inédits, de tous les poètes, d’ici et d’ailleurs, de la Russie, à l’Iran, de l’Angleterre à l’Islande, de la Palestine au Pérou, de la Pologne au Vietnam… dans la diversité des personnalités et des écritures, dans la différence des générations et des pratiques de la traduction.
Pour aimer et comprendre.
H.D

Premières Impressions :
C’était la dernière Biennale des Poètes en Val-de-Marne qu’Henri Deluy dirigeait. Il a laissé la main, comme il l’a lui-même dit à Jean-Pierre Balpe, qui a par ailleurs présenté la dernière soirée de lectures, qui étaient consacrée aux nouvelles formes poétiques émergeantes, avec entre autres Laure Limongi, Philippe Boisnard, Emmanuel Rabu, Mathilde Ribaut et Patrick Dubost. Cette biennale comme il ‘explique parfaitement, plus que de seulement montrer et donner à entendre des poètes, réunis pendant quelques jours des poètes du monde entier, et permet entre eux des échanges féconds.
Avec cette publication, il permet aux lecteurs, et à ceux qui n’étaient pas présents pendant cet événement de découvrir, certes sans la voix, les textes de chacun des intervenants.
C’est en ce sens que l’on pourra lire l’étrange texte d’Emmanuel Rabu, extrait de +/-, où s’interpénètre bio-technologie et culture cyberpunk,
ou encore le Bic & Bouc de Charles Pennequin, qui nous plonge immédiatement dans sa langue en apnée à travers la question de notre devenir, de notre devenu, de notre devenir en revenu, de notre devenir sans revenu,
ou bien aussi le texte de Jean-Michel Espitallier, 58 propositions sur la vie et sur la mort, qui travaille comme ce fut le cas avec Logo-mecanicus, l’absurdité rhétorique de séquences logiques en ligne de fuite,
ou bien encore, la surréalité de Tango-Nuit de Patrick Dubost, si imagée, nous tirant dans les dédales temporelles de contes absurdes : « Ce que je va je vais vous dire / maintenant / a été enregistré / demain. / Demain je vous parle / d’une ville dont j’ignore tout. »

[Revue] Conflits actuels

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , , , — rédaction @ 17:28

Conflits actuels, n° 17 : « Controverses », 192 p., 16 euros, ISSN 1283-1255.
[site]
Premières impressions

controverses.gifLe numéro 17 de Conflits actuels, revue d’étude politique fondée en 1998 et dirigée par Arnaud Hurel, s’attache au paradoxe suivant : en cette ère de la communication triomphante, qui entretient le fantasme de TOUT-DIRE, le politiquement-correct et les censures diverses nuisent à la libre expression critique, à la controverse.
Parmi les sept contributions, on retiendra celles de Frédéric Guillaud (« Y a-t-il une vie intellectuelle en France ? ») et de Pierre Jourde (« La controverse littéraire introuvable »).

Nous y reviendrons très bientôt dans un dossier sur la « crise » des intellectuels en France./FT/

14 décembre 2006

[News] L’hécatombe se poursuit !

Le Tiers-Livre de François Bon et Poezibao de Florence Trocmé l’annoncent, les éditions Farrago, ex-Fourbis, dirigées par Jean-Pierre Boyer et sa femme, viennent de déposer le bilan.

Tel que l’énonce François Bon, après Al Dante, la fin de Lignes, l’arrêt des diffusions Leo Scheer et donc la mise en danger aussi bien de maison d’édition comme Comp’act ou des revues comme Fusées, c’est encore une nouvelle triste qui touche le milieu des littératures contemporaines et engagées.
Mon souvenir de Farrago restera attaché, c’est évident à la découverte de Chloé Delaume, que certes je connaissais avant sa première publication, mais qui m’aura marqué notamment et surtout avec Le cri du sablier. Mais il y aura eu aussi, avant cela, la découverte de Michel Surya et de Olivet, découvert d’abord sur scène monté par Christophe Bident puis dans le texte lui-même.
Farrago explorait les langues, de Maïakovski et son Universel reportage à Josée Lapeyrère et sa Grammaire en Forêt, et savait éditorialement nous faire partager cette exploration avec des essais de très grande qualité.
Ce soir je suis un peu las face à ce tournant dans l’édition, tournant au sens où ce sont bien des maisons d’éditions indépendantes qui chutent ainsi, ou qui sont en difficulté, quelle que soit ensuite les promesses faites par des grands éditeurs [et si je peux me réjouir de la nouvelle collection poésie du Seuil à paraître en mars, car des amis sont concernés, reste que la cuisine dont on m’a parlé ce week-end et l’auto-promotion voilée de certains auteurs montrent la nécessité de maisons totalement indépendantes et dirigées surtout par des lecteurs et non des écrivains comme c’était le cas avec Al dante ou bien avec Farrago].
Certes heureusement de nouvelles éditions se montent, telle celle du dernier Télégramme dont je parlais ce matin dans ma chronique sur Lucien Suel, ou bien les éditions Ragage dont je parlais avant hier à partir de Virgile Novarina, ou bien encore Le quartanier à Montréal. Et d’autres se poursuivent comme les éditions è®e, ou bien les éditions Hermaphrodite qui m’éditent fin février 2007 Pan Cake.
Mais cela ne saurait me faire oublier à chaque fois la fin de celles qui disparaissent et qui m’ont donné tant de plaisirs en tant que lecteur.

[chronique] Peep-show, de Christian Prigent

[lire la présentation générale]

(more…)

[Livre] Christian Prigent, peep-show

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , , , — rédaction @ 12:44

Christian Prigent, Peep-show (roman en vers), Le Bleu du ciel, 124.p, ISBN : 2-915232-21-0, 15 euros.

peepshow147.jpg4ème de couverture:
Sujet : « encyclopédie en farce du rapport (sexuel) raté ».

Peep-Show a d’abord été publié, en 1984, par les éditions Cheval d’Attaque, dans la collection dirigée par le collectif TXT dont faisait partie alors l’auteur.

[Livre] Lucien Suel, Transport visage Découvert

Filed under: Livres reçus,News — Étiquettes : , , , , , — rédaction @ 6:02

Transport Visage Découvert de Lucien Suel, éditions Le dernier Télégramme, 14. p, ISBN : 2-9524151-4-5, prix : 5 €.
[site du Dernier Télégramme]
adresse: Le dernier Télégramme /39 rue des Arènes / 87000 Limoges

sueltransport146.jpgExtrait :

Je dis rouge.
J’entends jaune
Je sens bleu.

IMAGE DE LA CARESSE CARESSE DE L’IMAGE IMAGE DU GOÛT.
Les puces prolifèrent colonisent le temps & l’espace. Pour encore oser, Cosmik Galata se laisse glisser à terre au risque d’empoussiérer son pantalon de tergal noir. Depuis le début de l’histoire, deux films se déroulent ensemble comme si l’ordinateur avait ouvert en même temps Real Player (le joueur pour de vrai) et Quick Time (Le Temps vite). Dans cette méditation les microprocesseurs sont perturbés par la folie de l’Histoire.
Sang bleu coulant dans le sable vermillon.
Nu dans l’inter-fréquence, toujours actif, ce mec a vécu 33 ans depuis longtemps jusqu’à ce bon vendredi d’avril à Lille. Pour se contenir, il faut se vider. C’est un imparable paradoxe. Thérèse Davila, on la retrouve, elle caresse sa souris de plastique et cette caresse provoque de temps à autre l’éveil d’un virus endormi. Accrochée au sein des fichiers, une routine mutante met en péril la République.

Premières impressions:
Nous sommes très heureux de parler, tout d’abord, des éditions du Dernier Télégramme dirigé par Fabrice Caravaca, qui développe peu à peu une belle édition de poésie contemporaine liée à la modernité critique, voire politique, comme cela se voit aussi bien par le premier texte publié Action Writing [ici], que par celui de Christophe Manon L’éternité, dont nous parlerons prochainement. Le travail éditorial est de qualité, les textes choisis pertinents, même si, sans réel risque, au sens où tous les auteurs publiés sont déjà reconnus, et ce type de littérature déjà intégré éditorialement. En ce sens, nous espérons, que Fabrice Caravaca s’ouvrira à d’autres perspectives d’écriture.
Ensuite, parlons de ce petit texte de Lucien Suel, qui est publié dans la collection Longs Courriers, qui d’après ce qu’indique le catalogue (avec celui de Charles Pennequin) semble témoigner de textes plutôt un peu manifeste, de textes correspondances. Le texte de Lucien Suel apparaît s’inscrire dans une tradition qu’il connaît bien celle des Beat. Longue prosodie où l’on suit Cosmik Galata, « policier, flicaillon, cop, bourre », prosodie dont on ne peut pas ne pas entendre la voix de Suel lorsqu’il lit seul ou accompagné par Arnaud Mirland, prosodie rythmée de séquences qui viennent comme battre, régulièrement le tempo, marquer un refrain par séquençage. Ce texte est véritablement musical, et il retrace notre temps à travers trois personnages « William Lee (Le Pasteur), Cosmik Galata (Le Vieux Rocker), Thérèse Davila (La Madone des Sleepings Bags) », notre rapport au temps via la tranformation du monde opérée par les technologies, rapport aussi à notre corps, à nos sensations, avec ou sans intermédiations. En bref, un très bon petit livre à découvrir !

12 décembre 2006

[chronique] L’aile a dit une chose … de Virgile Novarina

Filed under: chroniques,News — Étiquettes : , , , , , , — Philippe Boisnard @ 13:08

Freud bien évidemment insistait sur la question des rêves. Toute la Traumdeutung explique cela : en quel sens l’inconscent travaille, et ceci selon une dynamique multiple de directions pulsionnelles et symboliques, et se révèle par l’inhibition de la pensée consciente, mais surtout la mise entre parenthèse de la censure exercée par le surmoi. Toutefois, la psychanalyse vient de l’extérieur ouvrir cette dynamique de champ, elle n’est pas ce qui s’exprime dans le rêve, mais la traduction, selon une différence sémiotique marquée, de ce qui a déjà eu lieu. Ainsi comment laisser apparaître cette pensée latente, cette pensée qui est pensée sans qu’il n’y ait le moi pensant qui vienne interférer, jouer la censure sans le savoir ?

Ce qu’a entrepris Virgile Novarina depuis 1995, entre dans cette recherche de cette scène en-deçà de la conscience, entre en quelque sorte en écho, avec cette autre tentative, celle de Michaux, pouvant dire à la fin de la Connaissance par les gouffres : « Quitter la fâcheuse habitude de tout faire par soi-même. L’important (dans l’ordre de la pensée), il faut au contraire toujours le laisser inachevé. Attendre son éclairage. Sacrifier l’homme premier qui nous fait vivre en mutilé. Faire revenir le daimon. Rétablir les relations ».
Virgile Novarina, entreprend ce lâcher prise, et comme le précise bien Daniel Leuwers dans sa préface, lâcher prise qui n’est pas artificiellement déterminé comme dans les entreprises d’écriture automatique ou bien de sommeil sous hypnose, car tel que le préfacier l’énonce : « le rapport que Virgile entretient avec le sommeil (chez lui régulier, heureux, profond sans aucune tendance à l’insomnie) est emprunt à la fois de fragilité et d’originalité ».
C’est davantage, et ceci n’est pas explicité, vers Bachelard qu’il faut aller chercher, pour saisir ce lâcher prise de la conscience sur l’écriture, Bachelard qui écrit dans La poétique de la rêverie, « que le rêve de la nuit ne nous appartient pas », que « les nuits n’ont pas d’histoire », que ‘nous devenons insaisissables à nous-mêmes, car nous donnons des morceaux de nous-mêmes », au point que « le rêve nocturne disperse notre être sur des fantômes d’être hétéroclites qui ne sont même plus des ombres de nous-mêmes ».
C’est pourquoi, lorsque l’on traverse ses couches de feuilles numérotées, si certes on pourrait penser que Virgile Novarina « doit se collectionner lui-même » [3922], toutefois cette collection est faite d’hétérogènes fragments de sens qui n’ont de liens que le corps déssaisi de sonrapport à la conscience, la transpassibilité du sommeil.
C’ets pourquoi il est important de comprendre que le lâcher prise qui donne lieu au surgissement de ces fragments, qui sont comme des copeaux de pensée, des esquisses d’image, est lui-même redoublé par le second lâcher prise : celui de donner à voir pour Virgile Novarina, non pas une reconstruction des fragments, mais le flux intégral et chronologiquement apparu. Pour le lecteur, il ne s’agit plus alors de tenter de reconstituer une trame, mais d’accepter une errance dans ce tissu sans trame des îlots sémiotiques et graphiques qui résultent des phases de sommeil.
[lire la présentation du livre]

[livre] Virgile Novarina, L’aile a dit une chose. C’est vachement important.

Filed under: Livres reçus — Étiquettes : , , — rédaction @ 12:58

Virgile Novarina, L’aile a dit une chose. C’est vachement important.
postface de Daniel Leuwers
éditions ragage. ISBN : 2-915460-29-9, 164 p. (livre non paginé), 16 €.
[site]
adresse : Ragage éditeur, 90 avenue Charles-de-Gaulle, Neuilly 92200.

novarinavirgil145.jpg4ème de couverture :
La numérotation des écrits et dessins de nuit a commencé en 1995, il y en a aujourd’hui 4200. Ce livre contient tous les écrits et dessins de nuit d’un voyage en Allemagne et en Autriche du 14 juillet au 14 août 2005. Ils n’ont été ni triés ni sélectionnés, ils sont reproduits dans l’ordre où ils ont été faits.

Premières impressions : lire la chronique.

[News] Marché noir, éditions indépendantes

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , — rédaction @ 6:50

marchenoir.jpgVendredi 15, samedi 16, dimanche 17 décembre de 15h à 19h
à la Générale, 10 rue du gal Lassalle, métro Belleville, Paris
PPT organise un salon des éditeurs indépendants, livres, disques, DVD, multiples, objets… Venez découvrir des éditions innovantes et rares ! venez faire vos courses dans cet autre marché de Noel ! Sortez des routines homologuées de la grande distribution, pour flâner le temps de quelques heures au milieu de ces éditions, et ceci sans caddy !

avec Choses vues / Dasein / ère / Frémok / Lib. Hors-circuits / Mochi-Mochi / Orbe / PEGG / PPT / Lib. Quilombo / Mecanico Popular / Talkie-Walkie + nombreux autres éditeurs et labels …

>>> PPT actus

11 décembre 2006

[NEWS] Lettre collective aux amis de Comp’Act

Filed under: News,UNE — Étiquettes : , , , — rédaction @ 7:53

[Alors que nous avons salué, il y a de cela quelques temps [ici], [ici] et [ici] la publication de deux livres de Véronique Vassiliou, quelle n’est pas notre tristesse de lire cette lettre diffusée par Poezibao, montrant les difficultés qu’éprouve actuellement Comp’act, suite à la fin de la diffusion Léo Scheer dont avions déjà parlé [ici]. Ce que nous avions signalé pour la revue Fusées se produit de même maintenant pour un édtiteur.]

Chers amis,

Comp’Act, avec une quinzaine d’autres éditeurs, vient de subir de plein fouet la suppression, par Léo Scheer, de la Fédération Diffusion, qui nous laisse dans les pires difficultés éditoriales et financières, au moment où le contexte est particulièrement dur pour l’édition de création.
Nous sommes sur le pont; nous nous battons de toutes nos forces, nous et notre entourage immédiat, pour défendre Comp’Act, réorganiser notre maison, élargir nos appuis.
Nous allons y parvenir. Cependant, nous avons un besoin urgent de soutien, notamment de la part de ceux qui sont les plus proches de nous, c’est-à-dire nos auteurs et leurs lecteurs.
La façon la plus efficace de nous apporter votre aide est d’acheter et de faire acheter quelques-uns des livres de notre fonds, de façon à nous apporter de l’air frais pendant que nous menons ce combat, et nous aider ainsi à le gagner.
Ce sera aussi l’occasion, pour beaucoup d’entre vous, de découvrir des livres qui ont connu une diffusion insuffisante du fait même des disparitions successives, depuis 1986, de Distique 1, Distique 2, puis Distique 3, Alterdis, Libredit, et aujourd’hui la Fédération Diffusion.
L’édition de création – secteur qui a toujours été très difficile – est devenue désormais, nous l’affirmons, une activité sinistrée, de plus en plus impossible. Il convient que tous les amis du livre en aient une conscience aigüe.
Merci de faire le geste que vous pourrez pour votre maison d’édition.
Amicalement à chacun d’entre vous.
Pour Comp’Act,
Henri Poncet

[télécharger le fichier PDF des titres]

10 décembre 2006

[Visuel] 3 inédits de Joël Hubaut (cahier de 1972-1974)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 7:01

[sont présentés ici 3 pages inédites de Joël Hubaut, tirées du cahier 1972-1974, qu’il nous a confié. Nous sommes heureux de les diffuser, afin que l’on puisse voir son travail. Ces graphismes viennent compléter la précieuse édition de L’Esthétique de la dispersion, qu’a dirigé Michel Giroud pour les Presses du réel.]

hubaut4.jpghubaut3.jpghubaut2.jpg

[Texte] Inédit de Joël Hubaut (cahier de 1972-1974)

Filed under: créations,UNE — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 5:57

[Joël Hubaut a eu l’amitié de nous confier un de ses cahiers intempestifs qui date de 1974. hubaut1.jpgNous allons peu à peu, à notre rythme, faire une sélection de textes que nous retranscrirons, et de scans qui seront mis en ligne. Ce cahier de 1974 montre à quel point, alors qu’il ne savait pas si ce qu’il faisait était de la poésie, puisqu’il travaillait énormément les arts plastiques, il préfigurait, avec son style, la génération des poètes des années 90, comme par exemple Charles Pennequin e ses effets faciaux, pour l’extrait que nous mettons ici en ligne. Joël Hubaut, homme orchestre, orchestrant sa voix dans l’écrit comme l’écrit au rythme de son corps et de son souffle, apparaît ici selon un nouveau jour, mais on trouve déjà la particularité fractale de sa langue qui tourne et s’enroule, et aussi la question du corps en tant que chiasme entre le propre et l’impropre.]

Au fond de moi dans moi en raclant je vais rentrer dans moi par derrière en ressortant de moi pour re-rentrer encore plus dans moi en m’avalant de l’extérieur pour ressortir de derrière par le devant en rentrant la sortie en dedans en rentrant la sortie en dedans jusqu’à ce qu’elle soit dehors re-rentrer en moi dans moi au fond dans le dedans expulsé au-dehors de moi dans moi pour m’avaler autour en raclant les bordures du bord de moi dans moi pris par derrière pour que le dedans sorte pendant que le dehors rentre en dedans de moi dans moi pour me violer de l’extérieur pour être plein du dehors de moi dans mon fort intérieur ressortir par derrière au devant de la scène avec le dedans déballé en dehors pour remplir l’extérieur de mon moi interne jaillissant de dedans moi vers mon moi du dehors ressorti jusqu’à mon moi rentré dedans en expulsant les contours du dedans par derrière pour qu’ils passent par devant du bas du dedans dans le haut du dehors et tout autour du contour de l’extérieur en rentrant par les bordures du dedans ressorties dehors pour que le dehors ne fasse plus qu’un dedans complètement extérieur à moi dans moi autour du dedans de moi partout au-dehors hors de moi au fond de moi hors de moi

9 décembre 2006

[Vlog] Michel Giroud [1] (Généalogi-Z 2.1)

Filed under: UNE,videopodcast — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 11:34

S’est terminé le dimanche 26 novembre à Calais, le festival Le triange d'[N]or[d], organisé par l’association Trame-Ouest. Nous mettons en ligne progressivement, des extraits des lectures/performances qui ont eu lieu à Arras à l’hôtel de Guînes et à Calais à la Galerie des 4 coins. Pour la soirée d’Arras nous donnons les extraits dans l’ordre chronologique de passage, au sens, où une véritable ligne/dynamique de construction sonore s’est construite tout au long de cette soirée.

Dans l’ordre : Tibor Papp, Joël Hubaut, Georges Hassoméris [1], Michel Giroud [1], Georges Hassoméris [2], Michel Giroud [2].

Quatrième extrait : Michel Giroud, 1ère pièce de PTT, sampling-live-project [SLP] Philippe Boisnard. Cette pièce est la seconde crée par Michel Giroud et philippe Boisnard. [durée 6 mn 42]. Ecouter la 1ère pièce de PTT remixée version audio [ecouter].

Download Link

[audio] Michel Giroud et Philippe Boisnard

Filed under: audiocast poétique — Étiquettes : , , , , — rédaction @ 7:00

Michel Giroud et Philippe Boisnard
Enregistrement live fait à la résidence Trame-Ouest (Arras) en mai 2006. Michel Giroud est à la trompette et Philippe Boisnard sur lap-top. Cette poésie sonore croise les inspirations brissetiste et la furiosa du coyotte. Durée 12 mn.

Download Link

« Newer PostsOlder Posts »

Powered by WordPress