Depuis le premier colloque international que j’avais organisé à l’Université d’Artois (Arras) il y a déjà dix ans, l’œuvre d’Annie Ernaux s’est enrichie de livres majeurs (L’Usage de la photo, Les Années, L’Autre Fille, et dernièrement L’Atelier noir) et a fait l’objet de nombreux travaux et colloques. Sa réception franchit une étape supplémentaire avec le colloque organisé à Cerisy-la-Salle du 6 au 13 juillet par Francine Dugast, Francine Best et Bruno Blanckeman. [Pour s’inscrire ou obtenir d’autres informations : ici]
14 juin 2012
[News] L’oeuvre d’Annie Ernaux : le temps et la mémoire (colloque de Cerisy)
6 mai 2012
[News] Notes de Libr-campagne…
Pour ces Notes de Libr-campagne, retrouvez le caricaturiste Joël Heirman, Fabrice Thumerel et même Annie Ernaux.
15 avril 2012
[News] News du dimanche
Retrouvez ce soir nos Libr-événements (colloques de Cerisy – sur Ernaux, puis "culture et autofiction" – et rencontre avec Patrick Varetz). Mais auparavant, une UNE sur l’essai de Cécile Vargaftig, Ma nuit d’octobre, paru dans la collection de Isabelle Grell, "Le livre/la vie".
6 décembre 2011
[Dossier Ernaux – 4] « Écrire une histoire, c’est tarte » (Annie Ernaux, L’Atelier noir), par Isabelle Grell et Fabrice Thumerel
Annie Ernaux, L’Atelier noir, éditions des Busclats, automne 2011, 208 pages, 15 €, ISBN : 978-2-36166-009-3. [Lire le 3e volet du Dossier]
Reconnue au moment même où les études génétiques étaient en plein essor, comme bon nombre d’écrivains majeurs, Annie Ernaux prend soin de son patrimoine avant-textuel :
jusque La Place (1984), dont il ne lui reste que les feuillets non repris dans la version publiée et le roman commencé sur son père, elle ne garde pas ses manuscrits et brouillons ; depuis Une femme (1986), elle « conserve tous les brouillons, et depuis La Honte, premier texte saisi sur ordinateur, une grande partie des tirages » (entretien avec l’auteure). Un passage de L’Atelier noir, dans lequel le futur antérieur programme un effet de lecture, va nous permettre de saisir tout l’intérêt qu’il y avait pour elle à publier, après une partie de son journal intime (Se perdre en 2001, en plus de quelques fragments en revues), son journal d’écriture : « Ce qui sera bouffon, si on publie un jour ce journal d’écriture, en fait de recherche à 99%, c’est qu’on découvrira à quel point, finalement, la forme m’aura préoccupée. Bref, ce qu’ils appellent la littérature » (p. 125). Nous entraîner dans son laboratoire d’écriture, c’est souscrire à la définition flaubertienne – qui deviendra un canon de la modernité – de la littérature comme souci de la forme, et par là même répondre à ses détracteurs qui l’accusent de « facilité ».
Ayant eu accès à l’essentiel de ce journal de recherche qui couvre les années 1982 à 2007 (soit la période allant de 1989 à 1998 : p. 51-166 dans ce volume), j’ai pu analyser dès 2002 le processus scriptural propre à Annie Ernaux (cf. « Littérature et sociologie : La Honte ou comment réformer l’autobiographie », dans Le Champ littéraire français au XXe siècle, Armand Colin, 2002, p. 83-101). Du reste, les pages datées de 1989 et de 1998 ont paru en 2001 dans la revue Les Moments littéraires (Anthony ; p. 15-31). Cela dit, m’intéresse ici l’orientation de ce livre : cette chambre noire où se trouve gravé l’instant se concentre sur ce « passage » que constitue « l’histoire d’une femme de 1940 à l’an 2000 », c’est-à-dire Les Années (p. 137). Je tiens à remercier Isabelle Grell de m’avoir envoyé son texte en me proposant de me joindre à elle pour l’article. /FT/
6 novembre 2011
[News] News du dimanche
En ce premier dimanche du mois, après un spécial Libr-Lille (Citéphilo, festival NEXT, Prigent aux Beaux-Arts et RV sur Radio Campus avec le groupe de slam On a slamé sur la lune), votre Libr-novembre (Bernard Desportes, Philippe Castellin, Annie Ernaux, Mathias Richard, Patrick Varetz, Al dante…) et vos prochains RV avec le Grand OS.
5 novembre 2011
25 septembre 2011
[News] News du dimanche
En ce mois de septembre des plus chargés, avant de reprendre de plus belle une série de mises en lignes variées – dont on trouvera un aperçu ci-dessous (LIBR-CRITIQUE a reçu, a lu et recommande vivement…) –, voici quelques RV avec Christian Prigent et l’avant-programme de la soirée PANNONICA (Nantes, 15 octobre).
23 septembre 2011
[Dossier Annie ERNAUX – 3] Annie Ernaux, Cinq avant-textes des Années
Tandis que vient de paraître L’Atelier noir (éditions des Busclats, 208 pages, 15), titre des plus expressifs qu’a choisi Annie Ernaux pour une partie de son journal d’écriture, nous poursuivons le dossier avec cinq avant-textes inédits des Années que nous sommes reconnaissants à l’auteure de nous avoir donnés en exclusivité.
15 avril 2011
[Chronique] Annie Ernaux, L’Autre Fille
Annie Ernaux, L’Autre Fille, NiL éditions, mars 2011, 80 pages, 7 euros, ISBN : 978-2-84111-539-6.
"La réalité fulgure : je suis venue au monde parce que tu es morte et je t’ai remplacée" (p. 61).
Chaque autosociobiographie d’Annie Ernaux – ou presque – rayonne à partir d’une réalité/vérité fulgurante : la mort et le destin social du père (La Place) ou de la mère (Une femme), une "passion simple", la découverte de la honte sociale suite à la folle tentative d’assassinat de la mère par le père (La Honte), l’avortement (L’Evénement), la jalousie comme "occupation" de soi par l’Autre (L’Occupation), le sexe contre le cancer (L’Usage de la photo)… Tout commence, cette fois, un dimanche estival de 1950 : à dix ans, la petite Annie Duchesne apprend comme par effraction qu’elle est ce que la psychanalyse nomme une enfant de remplacement, c’est-à-dire, dans le patois normand, une ravisée – "nom qu’on donne à une espèce particulière d’enfants nés d’un vieux désir, d’un changement d’avis des parents qui n’en voulaient pas ou plus" (La Femme gelée, Gallimard, 1981 ; rééd. "Folio", 1987, p. 13). La révélation est vécue comme un tremblement de terre : "J’avais vécu dans l’illusion. Je n’étais pas unique. Il y en avait une autre surgie du néant. Tout l’amour que je croyais recevoir était donc faux" (L’Autre Fille, 22). Le sentiment d’élection laisse place à la déréliction.
27 mars 2011
[News] News du dimanche
En ce deuxième dimanche printanier, et à l’orée d’une semaine qui va nous conduire à notre Rencontre-débat sur les formes narratives actuelles via les entrées sur Mathieu Brosseau, La Confusion de Faust, Frédéric Valabrègue, Le Candidat et Richard Millet, L’Enfer du roman, passons en revue trois des nombreux livres reçus ces dernières semaines : Annie ERNAUX, L’Autre Fille ; Pierre JOURDE, C’est la culture qu’on assassine ; Daniel POZNER, La Danse. /FT/
10 mars 2011
[Dossier sur la subversion – 10] Colette Tron, Le peuple manque-t-il ?
Et si, contre le populisme culturel, la subversion consistait aujourd’hui à inventer de nouvelles formes d’art populaire ? de nouvelles corrélations entre "art" et "peuple" ? Telle est la question cruciale que nous pose Colette Tron, directrice d’Alphabetville, après bien d’autres auteurs qui ont marqué LIBR-CRITIQUE (Annie Ernaux, Jean-Claude Pinson, Nathalie Quintane…).
Ce texte s’inscrit dans une réflexion qui devrait se poursuivre jusqu’en 2012 sur le thème "Le peuple manque-t-il ? Variations sur l’art et le peuple", venant à la suite de Esthétique et société. [Lire la présentation du dossier]
15 janvier 2011
[Dossier sur la subversion-2] Bernard Desportes, Les failles d’un livre ambigu : retour sur Retour à Reims

Les failles d’un livre ambigu :
retour sur Retour à Reims de Didier Eribon (Fayard, 2009)
Suite à l’article d’Annie Ernaux sur Retour à Reims de Didier Eribon, texte grâce auquel, en mars 2010, j’ai lu ce livre, puis suite au texte récent de Fabrice Thumerel sur ce même livre, j’ai eu l’envie d’écrire à mon tour quelques notes sur Retour à Reims, non pour en faire un compte rendu ou une analyse mais plutôt pour tâcher de m’expliquer un sentiment contradictoire : celui du malaise qui avait accompagné la satisfaction que m’avait procurée cette lecture, malaise curieusement renforcé par la sympathie que m’inspiraient ces pages…
6 janvier 2011
2 janvier 2011
[News] Libr-Kaléidoscope 2010-2011… (4)
En cette année que l’on voudrait nouvelle – que l’on s’évertuera à rendre nouvelle ?! –, il ne s’agira toujours pas de s’incliner devant l’autel de la Positivité… Bien au contraire, LIBR-CRITIQUE lancera dans les semaines à venir un work in progress sur la "subversion"… Dans l’immédiat, après le clin d’œil du caricaturiste Joël Heirman (son blog), on découvrira les événements et les livres attendus en ce début 2011 (à vos agendas !) : Annie ERNAUX, DATABAZ, 10e anniversaire de Remue.net ; Jean-Paul CURNIER, Jean-Michel ESPITALLIER, TINA n° 7, Stewart HOME, Anselm JAPPE, Pierandrea AMATO, Valère NOVARINA, Marc AUGÉ… (more…)
16 mai 2010
[News] News du dimanche
Faites votre libr-mai avec l’exceptionnel pôle poésie de POL (Manuel JOSEPH, Jean-Jacques VITON, Christian PRIGENT et Anne PORTUGAL), l’originale Affaire Furtif de Sylvain Prudhomme… Côté événements : un troisième colloque international sur l’œuvre d’Annie ERNAUX et un Festival de poésie sonore avec Fred Griot. Passionnant ce mois de mai ! – et attendez un peu la seconde quinzaine…/FT/
14 mars 2010
[News] News du dimanche
Cette semaine, nous avons bien envie de commencer par un MERCI à tous ceux – auteurs, éditeurs et autres libr-lecteurs – qui, de plus en plus nombreux, nous donnent de l’élan en nous confiant à quel point Libr-critique leur est devenu indispensable… Ce lieu continuera donc à pratiquer, sans complaisance et dans l’exigence comme l’esprit d’ouverture, la libr-réflexion sur notre monde comme sur les formes de création et de pensée les plus diverses.
Au programme ce soir : l’événement que constitue la parution du collectif lancé par la revue Hapax suite à deux polémiques récentes sur la critique et les frontières de la poésie (Disputatio XXI) ; les deux volumes du Journal de JULIET que POL met à notre disposition ; nos Libr-brèves.
Tumultes
du Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques (Université Paris Diderot – Paris VII) – fondés il y a une vingtaine d’années déjà – ont participé le dimanche 16 octobre au